AIMailBoxGuide d’utilisation
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Prendre en main AIMailBox

Lire vos mails, comprendre les signalements et préparer vos réponses avec l’IA. Retrouvez ici les actions utiles et les limites de chaque protection.

Comprendre l’hébergement et la confidentialité

Lire et limiter le pistage

Les images et pixels distants peuvent signaler l’ouverture d’un mail et révéler votre adresse IP aux serveurs qui les hébergent. AIMailBox bloque leur chargement par défaut et indique le nombre de ressources neutralisées.

Le contenu HTML est nettoyé puis affiché dans un cadre isolé. Les scripts et formulaires sont retirés. Les polices de caractères jointes au mail ne sont pas chargées : le texte s’affiche dans la police d’AIMailBox. Les images jointes au mail sont, elles aussi, lues sur un serveur isolé puis redessinées avant de vous être montrées. Le « Bilan du pistage » présente les ressources et services identifiés dans vos messages.

Si vous choisissez d’afficher les images

Le bouton d’affichage des ressources distantes autorise leur chargement pour ce message. Elles passent par un relais : leurs serveurs voient le relais, pas votre adresse IP. L’expéditeur peut quand même apprendre que le mail a été ouvert, et quand.

Les images ne vous parviennent pas telles quelles : elles sont lues sur un serveur isolé, sans accès au réseau, puis redessinées. Une image piégée pour attaquer votre navigateur n’arrive donc jamais jusqu’à lui.

Ouvrir un lien externe dans votre navigateur expose votre IP au site visité ; l’aperçu sans risque l’évite.

Le service AIMailBox reçoit votre IP lorsque vous vous y connectez. Le blocage des pixels ne rend pas cette connexion anonyme.

Ouvrir un lien sans risque

Quand vous cliquez sur un lien dans un mail, AIMailBox ne l’ouvre pas directement. Il vous montre d’abord où mène vraiment le lien, puis vous propose Aperçu sans risque : la page est ouverte sur un serveur isolé d’AIMailBox, détruit après chaque ouverture, et vous en recevez le texte, remis en forme comme dans un mode lecture, avec des images redessinées (une capture de la page reste disponible juste en dessous). Aucun code de la page ne s’exécute sur votre appareil, et les téléchargements sont bloqués.

Le lien cliqué s’ouvre dans un navigateur jetable sur un serveur isolé d’AIMailBox ; seuls une image et du texte reviennent, le site visité ne voit que ce serveur.

L’aperçu montre le texte et les images, et seulement le haut des pages très longues. Les vidéos et les sons ne sont pas lus, c’est voulu : les lecteurs vidéo sont une source fréquente de failles des navigateurs, et l’aperçu reste ainsi rapide. Pour les voir, ouvrez la page dans votre navigateur.

Si vous faites confiance au lien, ou si vous devez remplir un formulaire, choisissez Ouvrir quand même dans mon navigateur : la page s’exécutera alors sur votre appareil.

Bon à savoir

L’aperçu visite réellement la page : un lien de désinscription ou de confirmation sera donc pris en compte. L’expéditeur peut quand même apprendre que le lien a été ouvert, et quand. L’aperçu isole la page, il ne l’analyse pas : une page sans alerte n’est pas forcément sûre. Ne saisissez jamais un mot de passe sur une page arrivée par mail sans en vérifier l’adresse.

Votre boîte n’est pas modifiée

AIMailBox lit votre courrier sans jamais le modifier. La connexion à votre fournisseur est ouverte en lecture seule, et même le drapeau « lu » de votre boîte d’origine n’est pas touché : un message ouvert ici y reste non lu. Ce que vous faites dans AIMailBox — classer, marquer lu, supprimer localement — ne concerne que la copie conservée ici.

Une seule exception, et elle demande votre geste explicite : Mettre à la corbeille sur le serveur, qui déplace le message chez votre fournisseur et reste récupérable trente jours, ou la même case cochée en conservant un message. Ce sont les seuls chemins par lesquels AIMailBox écrit dans votre boîte distante.

Votre courrier est chiffré, et seule votre clé l’ouvre

Chaque compte a sa propre paire de clés. Les messages sont chiffrés dès leur réception — corps, pièces jointes, objet, expéditeur — et seule votre clé privée les rouvre. Elle est protégée par votre mot de passe et n’est déverrouillée que le temps de votre session. Un intrus qui copierait le disque du serveur ne lirait rien. Pour une adresse @aimailbox.cloud, notre serveur de messagerie garde sa propre copie : l’expéditeur, les destinataires, l’objet et la date y restent lisibles, comme les messages reçus avant l’activation du chiffrement et la copie de vos envois.

Gardez votre code de secours, montré une seule fois à la première connexion (un nouveau se génère dans « Mon compte ») : si vous oubliez votre mot de passe, c’est lui qui rouvre votre courrier. Sans lui, un nouveau mot de passe donne un coffre neuf, et l’ancien courrier reste chiffré, sans clé pour l’ouvrir.

Ce n’est pas un chiffrement de bout en bout : le serveur lit un message pour l’analyser à son arrivée pour une boîte connectée ; pour une adresse @aimailbox.cloud, notre serveur de messagerie le reçoit en clair et le trie en indésirable avant de le chiffrer, et AIMailBox ne l’analyse que pendant votre session. Il le lit aussi pendant votre session pour l’afficher. Seule exception : les messages entre adresses @aimailbox.cloud, quand vous y avez activé le chiffrement de bout en bout. Chiffrés dans votre navigateur, ils restent illisibles pour le serveur, qui ne peut donc ni les analyser ni les classer. Vers un correspondant extérieur qui utilise OpenPGP, un message peut aussi partir chiffré OpenPGP depuis votre adresse @aimailbox.cloud : seuls lui et vous pouvez en lire le contenu ; l’expéditeur, le destinataire et la date restent visibles. Sa clé n’est pas vérifiée par AIMailBox : comparez son empreinte avec lui.

Vos accès de messagerie, chiffrés eux aussi

Le mot de passe de votre boîte (ou l’autorisation Gmail / Outlook) est chiffré comme votre courrier : seule votre session le rouvre. Un intrus qui copierait le serveur ne pourrait donc pas s’en servir pour lire votre courrier chez votre fournisseur.

Une exception, que vous choisissez : la case « Cette boîte se relève automatiquement toutes les heures », dans la gestion des boîtes. La relève tourne alors sans vous, la nuit comme le jour ; le serveur doit pouvoir ouvrir seul les accès de cette boîte, qui ne sont donc plus chiffrés sous votre clé. Décochez-la, ils le redeviennent. Sous chaque boîte, une ligne dit dans quel état sont ses accès. Pour une adresse @aimailbox.cloud, elle est indisponible (voir ci-dessous).

Votre adresse @aimailbox.cloud

Chiffrée au repos : chaque message reçu est chiffré dès son arrivée, avec une clé que seul votre mot de passe (ou votre code de secours) ouvre. Hors de votre session, nous ne pouvons pas en lire le contenu ; pendant votre session, notre serveur le lit pour le trier et l’afficher. L’expéditeur, les destinataires, l’objet et la date restent lisibles. Les messages reçus avant l’activation du chiffrement ne sont pas chiffrés, ni la copie de vos envois, sauf s’ils le sont de bout en bout. Vos nouveaux messages s’affichent quand vous êtes connecté.

Avant votre connexion, rien n’est donc trié : ni catégorie, ni alerte, ni échéance, ni relance, ni « Ma journée ». La relève automatique est indisponible : les messages que cette adresse reçoit sont chiffrés avec votre clé, qui ne sert que pendant votre session. Pour la même raison, elle ne peut pas envoyer en votre absence : un envoi programmé lui est refusé.

Sans votre mot de passe ni votre code de secours, ses messages chiffrés ne se rouvrent plus. Gardez votre code de secours.

Chaque message reçu porte sa date de réception : « Reçu et stocké chiffré par notre serveur le… : son empreinte a été inscrite à ce moment au journal des preuves, signée par notre serveur. » Si elle manque, le message est daté de son premier tri, à votre connexion.

Envoyer votre clé publique à un correspondant

  1. Menu du compte, puis « Mon compte ».
  2. Rubrique « Chiffrement de bout en bout » de votre adresse @aimailbox.cloud : si « Renouveler ma clé » s’affiche, faites-le d’abord, certains logiciels refusant les clés plus anciennes.
  3. « Télécharger ma clé publique ».
  4. Envoyez ce fichier .asc à votre correspondant : il l’importe dans son logiciel, Thunderbird par exemple.
  5. Donnez-lui aussi l’empreinte affichée sous le bouton, par un autre moyen, pour qu’il la compare.

De son côté, dans Thunderbird

  1. Gestionnaire de clés OpenPGP, menu « Fichier », « Importer une ou des clés publiques depuis un fichier » : votre .asc, puis « Acceptée (non vérifiée) ».
  2. S’il n’a pas de clé : menu « Génération », « Nouvelle paire de clés », puis, pour écrire chiffré et signé à votre adresse @aimailbox.cloud, la choisir dans « Paramètres des comptes », « Chiffrement de bout en bout ».
  3. En écrivant, menu « Sécurité » : « Chiffrer » et « Signer numériquement ».
  4. Thunderbird peut lui proposer de publier sa clé sur un annuaire public : son adresse y deviendrait cherchable.

Lire un message chiffré OpenPGP

  1. Ouvrez le message, puis « Déchiffrer ».
  2. Saisissez votre phrase (sauf si votre clé est gardée ouverte) : le message est déchiffré dans votre navigateur, pas sur le serveur.
  3. Bandeau orange : il est signé par une clé que vous n’avez pas encore gardée.

Si son logiciel n’a pas chiffré l’objet, celui-ci est resté lisible en chemin : la page le signale. Si son domaine la publie, « Chercher la clé de l’expéditeur » la trouve ; sinon, gardez-la vous-même. La recherche interroge son domaine, qui peut en déduire que vous avez ouvert son message. Votre réponse part chiffrée OpenPGP si sa clé est gardée ou trouvée auprès de son domaine : comparez son empreinte avec lui. Ses pièces ne sont pas analysées par AIMailBox, sauf si vous le demandez : « Faire analyser cette pièce » l’envoie déchiffrée à notre serveur. Une pièce chiffrée jointe à un message en clair (.pgp, .gpg, .asc) s’ouvre par « Déchiffrer cette pièce ».

Garder et vérifier la clé d’un correspondant

Si sa clé apparaît déjà dans Mon compte avec « reçue dans un de ses messages », passez à l’étape 3.

  1. Sa clé est souvent jointe au message, en .asc : « Enregistrer ».
  2. Mon compte, « Clés OpenPGP de vos correspondants » : son adresse, le fichier, puis « Importer ».
  3. Rouvrez le message : bandeau gris, « signé par » son adresse, avec l’empreinte. Une signature prouve seulement que l’expéditeur détient cette clé, pas qui il est.
  4. Comparez l’empreinte avec lui, de vive voix ou par téléphone, puis « J’ai vérifié l’empreinte ». Le bandeau passe au vert : clé vérifiée par vous.

Les limites du tchat entre adresses @aimailbox.cloud

Le code qui chiffre vient de notre serveur : le chiffrement vous protège si nos fichiers sont lus, pas si notre serveur était pris et modifié.

Si quelqu’un obtient à la fois votre clé et votre phrase de chiffrement, il peut lire tout l’historique de vos conversations encore gardé chez nous, pas seulement les nouveaux messages. C’est pourquoi les conversations ne sont gardées que 12 mois au plus.

Pour vous prévenir quand la page est fermée, votre navigateur passe par son service de notification (Google, Mozilla ou Apple selon le navigateur). Ce service ne voit ni l’expéditeur ni le message, mais il apprend qu’une notification vous est arrivée, et à quelle heure. Vous pouvez couper les notifications du tchat dans vos réglages.

Sur Android, un message reçu quand l’application est fermée est signalé dans les 15 minutes.

Quand un message est signalé, par vous ou par votre correspondant, l’appareil qui le signale nous remet la clé qui l’ouvre : nous lisons alors ce message, et lui seul, pour l’examiner. Les autres restent illisibles pour nous.

Chaque message est daté et inscrit dans notre journal des preuves sans être lu. Cela prouve qu’il existait au plus tard à l’heure de son inscription, à la minute près. Avec son texte, ou la clé qui l’ouvre, on vérifie aussi qu’il vient de son expéditeur. Cela ne prouve pas qu’il a été lu.

Sauvegarder votre courrier ailleurs

La règle du 3-2-1 : trois copies, sur deux supports, dont une hors de chez nous. Votre fournisseur et AIMailBox en font deux ; la troisième se prend dans le menu du compte, Sauvegarder mon courrier, pour tout le courrier d’une boîte ou seulement « À conserver ». « Tout » comprend aussi vos Envoyés, rangés dans un dossier Envoyes. Deux formats :

  • Lisible partout : chaque message en .eml, rangé par dossier, dans un zip chiffré par un mot de passe que vous choisissez. Il s’ouvre avec 7-Zip, Keka ou The Unarchiver, puis dans n’importe quelle messagerie — sans AIMailBox.
  • Copie du coffre (boîtes au coffre) : les fichiers restent chiffrés, lisibles avec votre seule clé. Ils se restaurent avec l’outil inclus, par votre mot de passe ou votre code de secours tels qu’ils étaient le jour de l’export.

Le fichier est produit au fil du téléchargement : rien n’est écrit sur notre serveur. Rangez-le sur un disque externe, un NAS ou un autre nuage.

Envoi automatique. Dans la même fenêtre, l’onglet « Envoi automatique » envoie une copie du coffre chaque jour, chaque semaine ou chaque mois vers votre stockage : WebDAV (kDrive, Nextcloud, la plupart des NAS), S3 compatible (AWS, Backblaze, Scaleway, OVH…) ou SFTP. Seules les copies chiffrées partent — l’hébergeur de la sauvegarde ne peut pas les lire — et les plus anciennes sont supprimées au-delà du nombre choisi. Les identifiants du stockage sont chiffrés sur notre serveur et ne vous sont jamais réaffichés. Préférez un mot de passe d’application, limité à ce dossier.

Tester la connexion enregistre d’abord le formulaire, puis vérifie l’accès : le motif d’un refus s’affiche en clair. Envoyer maintenant fait une première copie sans attendre la nuit.

Exemple : Cloudflare R2 (10 Go offerts)

Dans Cloudflare : R2 Object Storage → Create bucket, puis Manage API tokens → Create API token avec la permission Object Read & Write, limitée à ce seul bucket, durée Forever (sinon la sauvegarde s’arrête à l’expiration).

ChampValeur
StockageS3 compatible
Point d’accèshttps://<id du compte>.r2.cloudflarestorage.com
sans nom de bucket à la fin
Régionauto
Seau (bucket)aimailbox-sauvegardes
Préfixeaimailbox (facultatif)
Clé d’accèsl’Access Key ID du jeton
Clé secrètela Secret Access Key du jeton

Exemple : kDrive (Infomaniak)

Le WebDAV n’est ouvert qu’à partir de l’offre kDrive Solo. Avec my kSuite ou une offre kSuite gratuite, kDrive répond « accès refusé », quels que soient l’identifiant et le mot de passe.

ChampValeur
StockageWebDAV
Adresse du dossierhttps://<n° du kDrive>.connect.kdrive.infomaniak.com/Sauvegardes
le numéro suit /drive/ dans l’adresse de kDrive — pas le lien « Copier le lien privé »
Identifiantl’adresse e-mail de connexion à votre compte Infomaniak
Mot de passeun mot de passe d’application (Manager Infomaniak → Mon profil → Mot(s) de passe d’application)

Exemple : Nextcloud ou NAS

ChampValeur
StockageWebDAV
Adresse du dossierhttps://nuage.exemple.fr/remote.php/dav/files/<identifiant>/Sauvegardes
Identifiantvotre identifiant Nextcloud
Mot de passeun mot de passe d’application (Paramètres → Sécurité)

Ne partagez jamais une clé secrète ou un mot de passe d’application, même en capture d’écran. Si c’est arrivé, révoquez-le et créez-en un nouveau.

Le classement automatique

AIMailBox utilise l’historique de l’expéditeur, la ressemblance avec des messages déjà triés, puis le modèle de langage lorsque les mécanismes précédents ne suffisent pas. Les comparaisons entre messages sont effectuées sur le serveur qui héberge votre espace.

Corriger une catégorie

Ouvrez le message et utilisez Reclasser, en haut du panneau de lecture, pour choisir la catégorie adaptée. Vos corrections servent aussi de référence au classement des messages de cet expéditeur.

Le classement peut se tromper. Il organise la copie conservée par AIMailBox sans déplacer vos mails chez le fournisseur.

Chercher dans les pièces jointes

La recherche lit aussi le texte des pièces jointes (PDF, documents, images lues par OCR) : « facture EDF mars » retrouve le message dont le PDF le dit, même si son objet est « Votre document ». Ce texte est chiffré comme le reste de votre courrier.

Demander à sa boîte

Tapez une question dans la zone de recherche, puis Demander : « Combien m’a facturé EDF en mars ? », « Quand expire mon contrat de mutuelle ? ». AIMailBox cherche les messages et pièces jointes qui en parlent, puis un modèle de langage répond à partir d’eux seuls, en citant ses sources [1], [2] qu’on ouvre d’un clic. Les extraits partent au fournisseur IA, noms masqués. Vérifiez toujours la réponse dans ses sources.

Chercher par le sens

La recherche ordinaire cherche vos mots. Le bouton ≈ Par le sens cherche des messages qui parlent de la même chose, même s’ils n’emploient pas les mêmes mots : « remboursement mutuelle » trouve « décompte de prestations ».

Le calcul est fait sur le serveur qui héberge votre espace, par un modèle local. Le texte de votre recherche ne part chez personne, et chaque compte a son propre index.

Ce mode répond autrement : il classe vos messages du plus proche au moins proche au lieu de dire lesquels correspondent. Il y a toujours un plus proche, même quand rien ne correspond — les derniers de la liste ne veulent donc rien dire.

Nature et urgence sont deux questions

Une catégorie dit ce qu’est un message — un document à conserver, une sollicitation, une notification. Elle ne dit pas s’il vous demande quelque chose : c’est le rôle du marqueur À traiter, qui est indépendant.

Un même message a souvent les deux. Une carte d’embarquement est un document à conserver et une échéance ; un rendez-vous confirmé par un robot est une notification et une action. Les mettre sur un seul axe obligeait à choisir entre deux réponses vraies.

Le bouton À traiter du panneau de lecture pose ou retire le marqueur, et le bouton À traiter au-dessus de la liste ne montre que ces messages, toutes catégories confondues. Les exemplaires identiques d’un même courrier suivent : un rappel reçu trois fois se marque en un geste.

À conserver : ce que vous décidez de garder

La catégorie Documents est l’avis de l’application : ce message ressemble à un document qu’on voudra retrouver. À conserver est votre décision : une facture, un contrat, un échange avec une administration que vous gardez comme justificatif.

Le bouton Conserver du panneau de lecture, ou de la barre de sélection pour plusieurs messages à la fois, range le message dans l’une des trois rubriques Personnel, Documents ou Notification, pour une durée que vous choisissez : 1 an, 6 ans (le délai de contrôle fiscal), 10 ans (les pièces comptables d’une entreprise), ou en archivage externe : AIMailBox l’héberge 10 ans, et il part dans l’envoi automatique chiffré de vos sauvegardes vers votre propre stockage (WebDAV, S3 ou SFTP, réglé dans « Sauvegarder mon courrier »), qui le garde au-delà et où il se vérifie sans AIMailBox. AIMailBox ne promet pas de stockage illimité : sans envoi automatique réglé, l’archivage externe n’est pas proposé ; dans une équipe, il est réservé aux responsables, dont l’envoi emporte le coffre de l’équipe. Il quitte alors la messagerie et se retrouve dans la section À conserver de la colonne de gauche.

Pendant cette durée, le message ne peut pas être supprimé — ni seul, ni dans une sélection, ni chez votre fournisseur. Une nouvelle analyse ne l’en fait jamais sortir. Ne plus conserver reste possible, mais demande une confirmation et s’inscrit au journal du message.

En conservant un message, vous pouvez aussi cocher Mettre l’original à la corbeille de votre messagerie. La case est décochée par défaut, et l’original ne part qu’une fois le message conservé : si la conservation échoue, rien ne bouge chez votre fournisseur. Votre preuve n’en dépend pas — le message, ses pièces jointes, la signature de l’expéditeur et l’horodatage sont dans le message conservé — et le geste s’inscrit à son journal. Mais une fois la corbeille vidée par votre fournisseur, sa copie n’existe plus : le message conservé devient la seule preuve. Gardez-en aussi un export sur votre propre support. Les règles de conservation et les liens de dépôt ne suppriment jamais rien.

La preuve qu’un message n’a pas changé

Au moment de la conservation, AIMailBox relève l’empreinte du message tel qu’il a été reçu : une suite de 64 caractères qui change dès qu’un seul octet change. Une autorité d’horodatage indépendante la signe avec la date du jour. Elle ne reçoit que l’empreinte, jamais le message.

En tête d’un message conservé, Vérifier l’intégrité recalcule l’empreinte et dit si le message est intact. Transmettre la preuve fournit une attestation PDF à imprimer, le message d’origine, chacune de ses pièces jointes en fichier, leurs empreintes, les jetons d’horodatage et un vérificateur (verifier.py) : c’est ce qu’on remet à un avocat, un comptable ou une administration.

Les pièces jointes

Chaque pièce jointe a sa propre empreinte, affichée dans le bloc « Message conservé ». Elle n’est pas horodatée à part : elle est dans le message, dont le jeton la couvre. Le vérificateur la réextrait du message et contrôle qu’elle est identique au fichier fourni — une facture substituée ne passe pas.

L’origine : qui a envoyé le message

L’en-tête « De : » s’écrit à la main. La signature DKIM, elle, est posée par le serveur du domaine expéditeur et se vérifie avec une clé que ce domaine publie dans son DNS. Les domaines changent de clé tous les quelques mois : une signature vérifiable aujourd’hui ne l’est plus dans un an. À la conservation, AIMailBox vérifie donc la signature et relève la clé publiée ce jour-là, relevé lui-même horodaté. Le bloc « Message conservé » en donne le verdict : signée par le domaine de l’expéditeur, par un tiers (prestataire d’envoi, liste de diffusion), non signée, ou signature invalide. Vérifier l’intégrité la revérifie avec la clé relevée, sans interroger le DNS d’aujourd’hui. Pour un message conservé avant cette fonction, la clé est relevée à la première ouverture d’« À conserver » : plus tard, donc, et le relevé le dit.

Un message que vous ne conservez pas peut aussi se garder ailleurs : Télécharger une copie, dans les actions du message, donne son fichier .eml tel qu’il est arrivé, à ouvrir dans n’importe quelle messagerie. C’est une copie, pas une preuve : ni empreinte relevée, ni horodatage, ni attestation — pour cela, conservez-le.

Quand un message arrive à échéance

À l’échéance, un message n’est plus protégé, mais rien n’est supprimé tout seul. Soixante jours avant, un bandeau le signale dans « À conserver », et un mail vous prévient — le nombre de messages et un lien, sans leur objet ; en équipe, il va aux responsables. Voir et décider ouvre la liste. Pour chacun : Prolonger de 1, 6 ou 10 ans, à partir de son échéance (jamais plus court), Exporter dans un dossier de preuves, ou, une fois échu seulement, Supprimer, en confirmant. Chaque prolongation et chaque suppression sont inscrites au journal des preuves.

Partager un dossier par lien

Dans la fenêtre de téléchargement d’une preuve ou d’un dossier, choisissez Envoyer un lien (valable 1, 7 ou 30 jours, avec ou sans mot de passe) : Créer le lien donne une adresse à envoyer à votre avocat ou comptable. Le dossier est chiffré sous ce lien : sans lui, AIMailBox ne peut pas le lire. Liens de partage, dans « À conserver », dit quand il a été téléchargé et depuis quel type de navigateur (jamais l’adresse IP), et permet de le révoquer.

Une preuve de ce que vous envoyez

En écrivant ou en répondant, cochez Conserver comme preuve d’envoi : le message tel qu’il part, pièces jointes comprises, et l’accusé du serveur d’envoi (heure, code de réponse) deviennent un message de « À conserver », horodaté. Cet accusé prouve que le serveur a accepté le message pour ses destinataires — pas qu’il a été lu.

Un dossier pour un litige

Dans une rubrique d’« À conserver », cochez les messages d’une même affaire, puis Exporter (l’icône de téléchargement, en tête de la barre de sélection) : un sommaire PDF, puis chaque message dans l’ordre chronologique, avec ses pièces jointes, ses jetons et son origine, et un seul vérificateur pour le tout — jusqu’à 200 messages, en clair, dans un zip protégé par un mot de passe, ou par un lien de partage. Le même dossier se trouve aussi sous Conserver › Dossier de preuves. Il contient LISEZ-MOI.html, qui permet à son destinataire de le vérifier dans son navigateur (voir Les affaires).

Conserver dès la réception

Une preuve vaut d’abord par sa date. En conservant un message, cochez « Conserver aussi, dès leur arrivée, les prochains messages de… » : les messages suivants de ce domaine (ou de cette adresse, pour une messagerie grand public) seront conservés au moment où ils arrivent, avec pièce jointe seulement si vous le laissez coché. Sur une adresse @aimailbox.cloud, ils le sont à votre connexion, au premier tri ; leur date de réception est inscrite au journal des preuves. Conservation automatique, dans la section À conserver, liste ces règles et permet d’en ajouter ou d’en retirer — par expéditeur, ou par mots de l’objet, de l’expéditeur et du nom des pièces jointes : « Toutes mes factures », « Contrats et devis », « Bulletins de paie ». Un message en alerte (hameçonnage) n’est jamais conservé d’office.

Et le courrier déjà reçu ? Une règle vise d’abord les messages à venir. À sa création, AIMailBox compte les messages déjà reçus qu’elle désigne et propose de les conserver aussi (« Appliquer aux reçus » le repropose plus tard). Le travail se fait en fond, même page fermée, tant que votre session reste ouverte ; son avancement s’affiche comme celui de la relève. Ces messages portent la mention « appliquée après réception » : leur preuve date du jour de l’application, pas de leur arrivée.

Reconnaître la nature d’un document

Quand vous ouvrez un message qui porte un document, AIMailBox en reconnaît la nature — facture, devis, contrat, relevé, bulletin de paie, résiliation, attestation, courrier administratif — et, s’il n’est pas encore conservé, propose La conserver ? avec une durée usuelle à relire : 10 ans pour une facture, un devis ou un contrat, 6 ans pour un relevé, une attestation ou un courrier administratif, l’archivage externe pour un bulletin de paie (à garder jusqu’à la retraite). Rien n’est conservé sans votre clic.

La nature sert ensuite partout : le filtre « Nature » de la catégorie Documents, l’opérateur de recherche nature:facture, et les règles de conservation « par nature ». Elle est reconnue par Jev, un modèle de décision servi par OpenRouter, à partir de l’objet, du domaine de l’expéditeur et du début du message et des pièces jointes, caviardés, noms de personnes masqués ; jamais pour un message en alerte, ni pour tout votre courrier à la relève. Ce masquage est automatique : un nom peu courant ou un numéro sans étiquette peut passer.

Une adresse de collecte, sans connecter votre boîte

Un mail important vous arrive dans une boîte que vous n’avez pas connectée, ou vous voulez garder trace d’un envoi fait ailleurs ? Mettez votre adresse de collecte en Cci de l’envoi, ou transférez-lui le mail en pièce jointe. Il arrive dans la rubrique Collecte, analysé comme le reste, et vous choisissez de le conserver. L’adresse se crée et se copie depuis cette rubrique (« Voir mon adresse de collecte »).

  • Seules vos adresses (celle de connexion et vos boîtes connectées) peuvent y déposer, et seulement depuis une messagerie qui signe ses envois, comme Gmail ou Outlook. Un autre expéditeur est refusé.
  • Le transfert automatique de Gmail n’est pas possible : son mail de confirmation vient d’une adresse qui n’est pas la vôtre.
  • Ne la mettez pas en copie visible. Si elle a circulé, régénérez-la : l’ancienne cesse aussitôt.
  • Un mail reçu attend votre prochaine connexion, chiffré sous votre clé, avec 20 pièces jointes et 10 Mo au plus, message entier. S’il n’est pas rangé au bout de 30 jours, il est effacé ; un mail vous prévient 5 jours avant.

Recevoir des documents par un lien de dépôt

Pour qu’un client, un bailleur ou un artisan vous remette des documents sans passer par sa messagerie, Liens de dépôt, dans « À conserver », crée une adresse valable 7, 30 ou 90 jours. La personne y dépose jusqu’à 10 fichiers (20 Mo au total), avec un mot si elle le souhaite, et reçoit un accusé. Le dépôt arrive dans le dossier « Dépôts (AIMailBox) », chiffré sous votre clé, analysé comme un message (antivirus compris), puis conservé tout de suite dans la rubrique et pour la durée choisies, avec son empreinte et son horodatage. Un dépôt en alerte n’est jamais conservé d’office : il reste signalé dans la boîte. Un lien accepte 50 dépôts et se révoque à tout moment ; seule son empreinte est gardée, jamais le lien lui-même.

Les factures électroniques

Une facture Factur-X (un PDF qui porte ses données) ou une pièce jointe au format UBL ou CII est lue telle que l’émetteur l’a écrite : fournisseur, numéro, montant, échéance. Le résumé s’affiche avec la pièce, et l’échéance entre au calendrier. La lecture se fait dans un environnement isolé, sans réseau. Ces données sont celles de l’émetteur, pas une vérification : la preuve reste l’empreinte, l’horodatage et la signature du message. AIMailBox n’est pas une plateforme agréée de facturation électronique.

Des modèles de courriers

Dans « Nouveau message », Partir d’un modèle propose une mise en demeure de payer, une relance de facture, une réclamation, une résiliation ou une contestation. La preuve d’envoi est cochée d’office. Ce sont des modèles indicatifs, à compléter ; pour une mise en demeure, la lettre recommandée reste la référence.

Sans AIMailBox. Une preuve téléchargée se vérifie sans nous, même si le service venait à disparaître : l’empreinte se recalcule avec n’importe quel outil standard (sha256sum), le vérificateur joint refait tous les contrôles d’un coup (python verifier.py .), et le jeton se contrôle avec OpenSSL grâce au certificat public de l’autorité d’horodatage. Celui de Sectigo et de DigiCert est déjà sur tout ordinateur ; celui de FreeTSA, qui n’y est pas, est joint à la preuve avec son empreinte, pour qu’elle se vérifie même si le site de FreeTSA a disparu. Le LISEZMOI.txt de la preuve donne les commandes. Un exemple de preuve (facture fictive) permet d’essayer.

Ce que prouve la preuve. L’horodatage : que ce contenu exact, pièces jointes comprises, existait à la date du jeton et n’a pas changé depuis. La signature DKIM : que le domaine signataire a émis ce message. Ni l’un ni l’autre ne prouve qui l’a écrit derrière ce domaine, ni la véracité du message, ni sa date d’envoi : un mail ancien conservé aujourd’hui reçoit la date d’aujourd’hui. Sur une adresse @aimailbox.cloud chiffrée, la preuve porte aussi sa date de réception, attestée par notre serveur seul. Conservez donc un message dès sa réception. L’horodatage est non qualifié au sens d’eIDAS : recevable comme preuve, sans la présomption d’exactitude attachée à l’horodatage qualifié.

Protégés même contre qui prendrait le contrôle du serveur

Un message conservé quitte la messagerie pour votre coffre des preuves : un seul fichier, chiffré sous votre clé et signé par elle, qui réunit tous vos messages conservés. Qui prendrait le contrôle du serveur ne pourrait ni y lire un message, ni en viser un pour le supprimer ou le modifier : il ne pourrait que tout détruire d’un bloc. Un message conservé est donc figé : il se lit, se vérifie, se télécharge et change de rubrique, mais ne se reclasse pas.

Chaque geste sur un message conservé — conserver, déplacer, vérifier, télécharger, retirer, une suppression refusée — est inscrit au journal des preuves, signé de votre clé. Pour une adresse @aimailbox.cloud chiffrée, notre serveur y inscrit aussi, sous un pseudonyme, l’heure, la taille et l’empreinte de chaque message reçu, hors pourriel. Ce journal ne peut que s’allonger : un témoin, sur une autre machine que nous exploitons aussi, en tire une copie toutes les dix secondes, la vérifie et la contresigne ; son état est horodaté chaque heure par une autorité et dans la chaîne Bitcoin (OpenTimestamps). Le témoin garde aussi chaque version de votre coffre, sans pouvoir la lire. Toute réécriture de l’histoire, ou un coffre remis à une version plus ancienne pour faire disparaître un message, est détectée et signalée.

Pour un auditeur. Dans la section À conserver, Journal des preuves (audit) télécharge l’historique signé de vos messages conservés avec un vérificateur autonome : il contrôle, sans AIMailBox, les signatures, la contresignature du témoin, l’appartenance de chaque entrée au journal certifié et les horodatages, et relie une preuve téléchargée aux gestes qui la concernent. Il ne montre que vos entrées, jamais celles des autres utilisateurs.

Pour un message qui compte, téléchargez quand même sa preuve et rangez-la ailleurs : c’est la seule copie que rien sur nos serveurs ne peut atteindre.

Ce rangement se fait dans AIMailBox : le message chez votre fournisseur n’est pas déplacé. Une boîte qui garde des messages sous conservation ne peut pas être supprimée tant que dure leur conservation ; Déconnecter retire ses accès en gardant tout son courrier.

Les affaires

Une affaire réunit ce qui concerne un client, un chantier ou un projet : le devis, son acceptation, les échanges, les réclamations. Elle ne contient que des messages conservés, si bien que tout ce qu’on y trouve a sa preuve. Les affaires sont dans la barre de gauche, sous « À conserver ».

Créer une affaire et y ranger des messages

Nouvelle affaire demande un intitulé, et si vous le voulez un client ou fournisseur, une référence (devis, chantier) et des notes. Pour y ranger des messages, ouvrez-en un ou cochez-en plusieurs, puis choisissez Ajouter à une affaire…, dans les actions du message ou dans la barre de sélection : une affaire existante, ou une nouvelle. Un message pas encore conservé l’est d’abord, dans le même geste : la fenêtre demande sa rubrique et sa durée.

La retrouver, la tenir à jour

Une affaire s’ouvre dans la liste, ses messages du plus ancien au plus récent. Au-dessus, Modifier change ses informations, et Clore l’arrête : une affaire close ne reçoit plus de messages, jusqu’à ce que vous la rouvriez. Retirer de l’affaire, dans la barre de sélection, sort des messages de l’affaire sans les retirer d’« À conserver ». Chaque geste est inscrit, signé, à l’historique des preuves : on peut prouver quand un message a été versé dans l’affaire. L’intitulé et le client restent chiffrés, et n’y figurent qu’en détails scellés.

Comparer deux versions d’un document

Le devis proposé et le devis accepté, le contrat envoyé et le contrat revenu signé : cochez les deux messages, dans une affaire ou dans n’importe quelle liste, puis choisissez Comparer dans la barre de sélection. Le plus ancien est à gauche. AIMailBox choisit les deux documents qui se ressemblent le plus (le devis avec le devis, pas avec les conditions générales) ; vous pouvez en prendre d’autres, y compris le texte des messages.

En tête, ce qui change en chiffres : montants, dates et pourcentages, par exemple « Montant HT : 12 400,00 € → 13 150,00 € ». Dessous, le texte, à la manière d’un comparatif : ce qui est retiré est barré en rouge, ce qui est ajouté est souligné en vert, et les passages identiques sont repliés. Chaque côté rappelle sa preuve (date de conservation, horodatage, empreinte) ; un message pas encore conservé n’en a pas.

La comparaison est une vue : elle ne crée aucun message et ne touche pas aux originaux, qui seuls font foi. Elle porte sur le texte des documents (PDF et texte) et ignore la mise en page, les images et les signatures manuscrites ; un PDF scanné sans texte n’a rien à comparer. Un document très long ou fait de lignes qui se répètent (un grand tableau de montants) est comparé de façon approximative, et la fenêtre le dit.

L’exporter ou la partager

Exporter télécharge le dossier de l’affaire ; Partager crée un lien qui expire, comme pour un dossier de preuves. Le dossier contient :

  • un sommaire à imprimer : l’affaire (client, référence, date d’ouverture), puis chaque message, dans l’ordre chronologique ;
  • chaque message dans son dossier : le message d’origine, ses pièces jointes, ses empreintes, ses jetons d’horodatage et son origine ;
  • LISEZ-MOI.html : votre destinataire l’ouvre dans son navigateur, choisit le fichier .zip reçu (ou le dossier décompressé), et lit par exemple « 12 messages sur 12 intacts ». Rien n’est installé ni envoyé : la vérification se fait sur son ordinateur. La page contrôle que chaque fichier est identique au dossier constitué, et chaque message à l’empreinte relevée le jour de sa conservation ; elle ne contrôle pas les jetons d’horodatage, et qui modifierait à la fois un message et cette page pourrait la tromper — verifier.py fait la vérification complète ;
  • verifier.py, la vérification complète, horodatage et origine compris ;
  • journal-de-l-affaire.zip, l’historique signé de l’affaire et de ses seuls messages, qui se vérifie seul. Il est joint dès que le témoin a contresigné l’historique.

Partagée de nouveau après l’ajout de messages, la page du lien dit à votre destinataire « Dossier mis à jour le… », avec le nombre de messages ajoutés.

À remettre en connaissance de cause

Pour que chaque entrée de l’historique se relie à son message, le dossier d’affaire contient un secret propre à votre compte, valable pour tous vos messages conservés, passés et futurs. Avec lui, son destinataire peut vérifier, pour un document qu’il a lui-même en main, si vous l’avez conservé. Remettez donc sans hésiter un dossier à votre avocat, un expert ou votre assureur ; à la partie adverse, en le sachant.

Les affaires ne sont pas encore proposées dans un espace d’équipe.

Le calendrier des échéances

Le calendrier, tout en haut de la colonne de gauche, place sur un mois les dates trouvées dans vos messages : un rendez-vous, une convocation, une livraison annoncée, une facture à payer. Vous n’y saisissez rien — il se remplit à partir de ce que l’application a lu.

Ce qui y entre, et ce qui n’y entre pas

Un message n’apparaît que si deux choses sont vraies à la fois : il vous demande quelque chose (le marqueur À traiter), et il porte une date précise. « Répondez-nous rapidement » n’entre pas dans le calendrier : c’est une demande sans date, et elle reste visible par le filtre À traiter au-dessus de la liste.

Une date est lue par le modèle de langage

C’est lui qui reconnaît « jeudi prochain » ou « avant le 30 ». Un message trié sans l’appeler — parce que l’une de vos règles le couvre, ou parce qu’un message semblable avait déjà été trié — reprend la place de ce dernier, mais pas sa date : elle change d’un envoi à l’autre. Quand un tel message est à traiter et porte une date écrite en toutes lettres (« 24/10/2026 », « 24 octobre »), il est relu par le modèle pour sa date seulement. Une date relative (« dans cinq jours ») ne déclenche pas cette relecture : le bouton Analyse du menu IA du message ouvert reste le rattrapage, il relit ce message et met le calendrier à jour.

Les pièces jointes lisibles sont reprises en arrière-plan — un PDF, une invitation d’agenda. Une date qui n’était que dans la pièce jointe peut donc apparaître quelques minutes après l’arrivée du message.

Trois couleurs, deux natures

Pastille orange
Rendez-vous ou échéance subie : une consultation, une convocation, une livraison. Vous n’avez rien à produire, la date arrive.
Pastille rouge
Tâche à faire : payer, envoyer un document, appeler, préparer. Quelque chose est attendu de vous.
Pastille verte
Tâche faite, telle que vous l’avez marquée.

Un jour qui porte une tâche encore à faire est rouge, même s’il porte aussi un rendez-vous : c’est ce qui demande une action qui doit se voir en premier.

S’y déplacer

  • ◀ et ▶ changent de mois.
  • Le nom du mois ouvre tout ce que le mois contient, d’un coup.
  • Un jour ouvre ses entrées ; cliquer l’une d’elles ouvre le message d’origine.
  • marque une tâche faite, la remet à faire. Le même bouton existe dans le bandeau du message ouvert, et les deux disent toujours la même chose.

Ses limites

Le calendrier montre les échéances de la boîte sélectionnée, pas de toutes vos boîtes à la fois.

Une date peut être fausse. Elle est déduite d’un texte, et un message ambigu se prête à plusieurs lectures. Le calendrier vous signale ce qu’il a cru comprendre ; il ne remplace pas la lecture du message, et une échéance qui compte se vérifie à la source. Une entrée absente ne veut pas dire qu’il n’y avait rien à faire.

Rien n’est envoyé à votre agenda : ces dates vivent dans AIMailBox, et relancer l’analyse d’un message peut en corriger une, ou la retirer si le modèle ne voit plus de date.

L’analyse de sécurité

Les contrôles recherchent des indices : liens trompeurs, domaines sosies, incohérences d’identité, QR codes, contenu actif et pièces jointes suspectes. Ils s’appuient notamment sur les résultats d’authentification fournis par votre serveur de messagerie.

Alerte

Un indice important demande une vérification avant de cliquer, de répondre ou d’ouvrir une pièce jointe.

Remarque

Un fait mérite votre attention. Consultez son explication pour comprendre ce qu’il implique.

Les comparaisons aux listes de blocage sont effectuées sur le serveur AIMailBox, sans soumettre les liens complets aux services de réputation. Les listes sont téléchargées ; certains contrôles, comme l’âge d’un domaine, peuvent faire appel au réseau. Tout n’est donc pas effectué hors ligne.

Un nom d’expéditeur n’est pas une preuve

N’importe qui peut écrire Chronopost dans le nom affiché d’un message : c’est un champ libre, comme l’objet. Ce qui compte est le domaine d’où part réellement le courrier, et la capacité de ce domaine à le prouver.

AIMailBox vérifie donc deux choses que les clients de messagerie montrent rarement :

  • Le domaine annoncé est-il celui qui s’est authentifié ? Un message peut afficher un contrôle réussi… pour un autre domaine que celui qu’il prétend. L’application le dit alors en toutes lettres, en nommant les deux domaines.
  • Le nom affiché reprend-il une marque connue ? Si oui, et que le message ne part pas d’un domaine de cette marque, c’est une alerte. La liste des marques surveillées se trouve dans config/marques.yaml et vous pouvez l’étendre. Un domaine pays absent de cette liste (dpd.com.pl, par exemple) n’est qu’une remarque quand l’expéditeur est authentifié et que le message porte aussi la signature DKIM d’un domaine de signature déclaré pour la marque (champ signatures, jamais un fournisseur de messagerie qui signe le courrier de ses abonnés). À défaut, le certificat du domaine doit être au nom d’une société de la marque. Le nom seul ne suffit pas : il s’achète. Pour lire ce certificat, le serveur se connecte au site du domaine, au plus une fois par semaine : ce site apprend l’adresse du serveur AIMailBox et l’heure de la relève, jamais si vous avez ouvert le message.

Un message porteur d’une alerte n’inscrit rien dans votre calendrier, même s’il annonce une échéance : une fausse livraison ne doit pas obtenir de l’application la crédibilité qu’elle cherche.

Ce que cela ne prouve pas

L’absence d’alerte ne rend pas un message sûr. Un hameçonnage peut partir d’un domaine correctement authentifié, ou d’une marque absente de la liste. Ces contrôles écartent des faux évidents ; ils ne remplacent pas votre lecture — surtout devant un message qui réclame une action urgente.

Comprendre le niveau de protection

Au-dessus du message, l’analyse tient sur une ligne : le résultat, dans sa couleur (rouge pour une alerte, orange pour des points à vérifier, vert pour « rien à signaler »), le motif d’une alerte, le nombre de remarques et, sans alerte, le rappel qu’aucun contrôle ne garantit qu’un message est sûr. Un clic sur la ligne la déplie : le panneau complet, les alertes et les détails de l’analyse, de l’expéditeur et des vérifications en ligne. Une seconde ligne dit ce que l’expéditeur peut apprendre de vous — ressources de pistage bloquées, liens — et se déplie de la même façon.

Le panneau déplié sépare deux informations qui ne doivent pas être confondues :

  • Résultat indique les signaux trouvés : rien à signaler, aucune alerte détectée, points à vérifier, alerte ou menace connue. « Rien à signaler » n’apparaît que lorsque tous les contrôles disponibles ont été faits sans rien relever ; si l’un d’eux manque, le résultat reste « aucune alerte détectée ». Ni l’un ni l’autre ne signifie que le message est sûr.
  • Couverture indique les contrôles réellement effectués. Elle devient « limitée » lorsqu’une vérification échoue ou lorsque l’antivirus n’est pas actif, et « à actualiser » pour une ancienne analyse.

Lorsque l’antivirus est actif, le panneau précise soit qu’aucune signature connue n’a été détectée, soit qu’une menace connue a été reconnue. S’il est indisponible, interrompu ou non activé, la couverture reste explicitement limitée : ce n’est pas un feu vert.

Actualiser un résultat ancien

Dans « Détails de l’analyse », utilisez Relancer l’analyse de ce message. Les résultats peuvent évoluer avec les listes, l’historique et les contrôles disponibles. Cette action ne change pas la catégorie du message.

Les détails indiquent les vérifications incomplètes ou indisponibles. Une analyse ancienne, partielle ou sans alerte ne garantit pas l’absence de menace.

Reconnaître un correspondant

Le macaron « correspondant connu » associe deux indices :

  1. Un domaine déjà rencontré dans plusieurs messages, ou un expéditeur que vous avez déclaré connaître.
  2. Des résultats d’authentification permettant de reconnaître l’origine de ce message.

Déclarer connaître quelqu’un ne suffit pas à faire apparaître le macaron si l’authentification manque. Le panneau « Ce que l’on sait de ce message » explique les éléments disponibles.

Bien déclarer un expéditeur

Privilégiez une adresse précise, comme elise@exemple.fr. Un domaine partagé tel que gmail.com regroupe de nombreux utilisateurs indépendants. Réservez la déclaration d’un domaine entier à une organisation que vous connaissez.

Cette déclaration ne désactive pas les analyses. Un échec d’authentification pour un expéditeur déclaré peut au contraire déclencher une alerte.

Comment mes contacts se remplissent-ils ?

Si vous l’avez activé dans « Mon compte », AIMailBox ajoute les personnes à qui vous écrivez, et celles dont les messages sont rangés dans « Personnel » ou « Documents ». Sont écartés : les messages avec une alerte, les expéditeurs dont l’adresse n’est pas authentifiée, les envois automatiques et les listes de diffusion. Vous pouvez corriger, supprimer ou refuser un contact dans « Mon compte ».

Connu ne veut pas dire sans danger. Le compte d’un correspondant peut être compromis. Le macaron n’apparaît pas sur un message porteur d’une alerte.

Quand un message vous paraît suspect

Le volet « Ce message vous paraît suspect ? » réunit les gestes qui interrogent l’extérieur. Consultez d’abord les résultats et les limites de l’analyse déjà disponible.

Vérifier les liens en ligne

Confronte les liens du message aux signalements de Google Safe Browsing — sans les lui montrer. Ce qui sort est un fragment de quatre octets de leur empreinte, qui ne contient pas le lien complet ; la comparaison finale a lieu sur le serveur AIMailBox. La requête part du serveur, pas de votre navigateur.

Un résultat vide se dit « aucun signalement », jamais « sûr » : l’hameçonnage du jour n’est encore sur aucune liste. Un service injoignable répond « indisponible » : ce n’est pas un résultat rassurant. Au-delà d’un certain nombre de liens, les suivants sont dits « non vérifiés », jamais « sans signalement ».

Compter les signalements publics

Le serveur cherche combien de pages mentionnent ce correspondant à côté du mot « arnaque », et vous rend un nombre et les sites qui répondent. Aucun extrait, aucun verdict : un décompte ne prétend rien. Dix mille pages sur une grande banque ne l’accusent pas, et zéro page n’innocente personne.

Les recherches préparées

L’application compose la requête et s’arrête là : c’est votre navigateur qui l’ouvre, donc le moteur voit votre adresse IP. C’est pourquoi le geste vous est laissé. Numéro de téléphone et IBAN restent repliés : ils peuvent être les vôtres, une vraie facture porte vos coordonnées.

Demander une désinscription

Ouvrir un lien de désinscription peut révéler votre IP, charger des traceurs et confirmer le jeton qui vous identifie.

Quand l’expéditeur le permet, le bouton Se désinscrire envoie la demande depuis le serveur : pas de page chargée, pas de navigateur, pas d’image. L’expéditeur voit la machine qui héberge AIMailBox.

La disponibilité du bouton dépend des contrôles d’authentification et du mécanisme proposé par l’expéditeur. Même depuis le serveur, une demande peut confirmer que votre adresse est active. Évitez de répondre à un expéditeur suspect.

Le résultat se dit « désinscription demandée » : l’expéditeur accuse réception, il ne promet pas le silence.

L’aide à la rédaction

L’IA peut préparer un brouillon de réponse, corriger votre texte ou le reformuler. Elle propose du texte dans l’éditeur ; vous vérifiez puis choisissez de l’envoyer.

Classer ou préparer une réponse

Texte du message → filtrage AIMailBox → fournisseur IA configuré.

Les liens sont réduits à leur hôte et certains éléments sensibles détectés sont masqués. Le contenu du message reste transmis : ce filtrage ne garantit pas une anonymisation complète.

Corriger ou reformuler

Votre texte saisi → fournisseur IA configuré, sans masquage.

Évitez d’inclure des informations confidentielles que vous ne souhaitez pas transmettre. Ces fonctions et les précédentes ne transmettent pas vos pièces jointes au modèle.

Les destinataires, l’objet et le fil de discussion sont préparés par l’application à partir des en-têtes du mail. Le modèle ne les choisit pas, mais un message malveillant peut influencer sa proposition. Vérifiez les adresses et le brouillon, notamment les faits, dates, montants et engagements.

Savoir ce qui a déjà été traité

Une fois votre message parti, le message d’origine porte un marqueur dans la liste : ↩ pour une réponse, ↪ pour un transfert. Survolez-le pour la date ; elle est écrite en toutes lettres en tête du message ouvert.

Le marqueur n’apparaît qu’après l’accord du serveur d’envoi. Ouvrir la fenêtre de réponse, préparer un brouillon, puis renoncer ne marque rien : il dit ce qui est parti, pas ce que vous avez commencé. Un envoi refusé ne marque rien non plus.

Il ne relève que ce qui part d’ici. Une réponse envoyée depuis le webmail de votre fournisseur ou depuis votre téléphone reste invisible à l’application, qui ne lit votre boîte distante qu’en lecture seule.

Premiers contacts et expéditeurs bloqués

Le premier message d’un expéditeur jamais vu va dans Premiers contacts, avec ce qu’on en sait : signature de son domaine, âge du domaine, ressemblance avec un correspondant connu. Accepter en fait un correspondant connu ; Bloquer range ses messages, présents et à venir, dans Bloqués, déjà lus. Rien n’est supprimé : débloquer les rend. Un message conservé n’est jamais touché.

Mettre de côté, épingler, rendre un fil muet

Mettre de côté retire un message de la messagerie jusqu’à l’heure choisie ; il revient alors non lu, et « Ma journée » le signale. Épingler le garde en tête de la liste. Rendre le fil muet fait arriver déjà lus les nouveaux messages d’une conversation.

Programmer un envoi

Dans la fenêtre de rédaction, Programmer… propose demain matin (8 h), demain après-midi (14 h), lundi matin, ou la date et l’heure de votre choix. Le message part à l’heure dite, à la minute près, même si vous n’êtes pas connecté. Programmés, dans la barre de gauche, liste les messages en attente : Envoyer maintenant les fait partir dans la minute, Annuler et modifier les rouvre en rédaction, pièces jointes comprises.

Un envoi refusé par votre fournisseur est retenté deux fois, à cinq minutes d’intervalle ; au-delà, il reste dans la liste avec la raison du refus. Seule une boîte à relève automatique peut programmer un envoi : une boîte dont les accès sont chiffrés sous votre clé ne s’ouvre que pendant votre session. En attendant son départ, le message est chiffré par une clé du serveur, comme expliqué dans les règles de confidentialité.

Ma journée

Tant qu’aucun message n’est ouvert, le panneau de lecture montre votre journée : les rendez-vous et tâches du jour, les tâches restées à faire des jours précédents, les messages à relancer et les nouveaux messages, alertes en tête. Pour une adresse @aimailbox.cloud, les nouveaux s’ajoutent au fil du tri. Une tâche se coche directement ; Relancer prépare la relance ; un nom de catégorie filtre la liste. Ma journée, dans la barre de gauche, y revient à tout moment. Rien n’y est calculé de nouveau : ce sont le calendrier, « À relancer » et vos non-lus, réunis au même endroit.

Relancer ce qui reste sans réponse

Chaque message envoyé depuis AIMailBox est suivi jusqu’à sa réponse. Sans réponse au bout de 3 jours, il apparaît dans À relancer, dans la barre de gauche, dont le compteur s’allume. Relancer prépare un message court dans la fenêtre de rédaction, adressé aux mêmes destinataires et rattaché au même fil : relisez-le, adaptez-le, il ne part qu’avec Envoyer. Ne plus suivre retire un message de la liste.

Une réponse compte dès qu’un destinataire écrit dans le fil après votre envoi : le message quitte alors la liste de lui-même. Comme le marqueur, ce suivi ne voit que ce qui part d’ici : un message envoyé depuis votre webmail ou votre téléphone n’est pas suivi. Sous coffre, destinataires et objet restent chiffrés ; seules leurs empreintes servent à reconnaître la réponse.

Ce qui n’attend rien n’est pas suivi. Un « Merci, bonne journée » ne vous sera pas proposé à la relance : un tri fait sur notre serveur, sans modèle, écarte les messages courts qui remercient ou prennent congé, et suit ceux qui posent une question ou une demande. Dans le doute, le message est suivi : rater une vraie relance coûte plus cher qu’en voir une de trop.

Pour les cas incertains, Jev, si vous le voulez. Dans Mon compte, l’option « Demander l’avis de Jev sur les cas incertains » (désactivée par défaut) fait lire à Jev, après l’envoi, les seuls messages que le tri ne tranche pas : l’objet et le texte que vous avez écrit, sans la citation ni la signature, et s’il y avait une pièce jointe. Les noms de personnes, les adresses mail, les numéros de téléphone, de compte et de carte, les codes et les identifiants sont masqués, et les liens réduits au nom du site. Ce masquage est automatique : un nom peu courant ou un numéro sans étiquette peut passer, et le reste du texte part tel quel. Jev n’écarte un message du suivi que s’il est très sûr qu’il n’attend rien ; vous le retrouvez dans À relancer, sous « Écartés par Jev », d’où Suivre quand même le remet en attente.

Retrouver ce que vous avez envoyé

Envoyés, dans la barre de gauche, montre les messages partis depuis AIMailBox, qu’on vous ait répondu ou non : messages, réponses, relances, envois programmés et transferts. Un clic ouvre le message tel qu’il est parti, avec ses pièces jointes. La recherche porte sur l’objet et les destinataires ; Pièces jointes filtre les envois qui en avaient. Le dossier des envoyés de votre fournisseur, et ce que vous envoyez depuis une autre messagerie, n’y sont pas. Un envoi d’avant l’arrivée de cette rubrique n’a que son objet, ses destinataires et sa date.

Depuis un envoi : Relancer s’il attend une réponse, Télécharger une copie (le .eml tel qu’il est parti, sans preuve), Supprimer. Supprimer retire la copie gardée par AIMailBox et son suivi de relance ; le message reste chez son destinataire. Un envoi conservé comme preuve d’envoi ne se supprime pas d’ici : sa preuve se gère dans « À conserver ».

Supprimer un message

Supprimer en local
Retire la copie archivée par AIMailBox et son analyse. Ici, « local » désigne le stockage du service, pas votre ordinateur. Le message reste chez votre fournisseur.
Supprimer partout
Supprime aussi le message chez votre fournisseur selon le mécanisme pris en charge. Cette action doit être autorisée dans la configuration ; consultez la confirmation avant de continuer.

La récupération seule ne déplace ni ne supprime les messages chez votre fournisseur et ne les marque pas comme lus. La suppression distante est une action distincte.

Sur un téléphone Android

AIMailBox existe en application Android : verrou par empreinte ou visage, notifications de nouveaux messages, « Partager vers AIMailBox » depuis vos autres applications, et lecture sans réseau du courrier enregistré (sur votre accord, chiffré par le téléphone). Télécharger et installer l’application.

Sur téléphone, dans la liste : balayez une ligne vers la droite pour la supprimer (après confirmation), vers la gauche pour y répondre ; un appui long lance une sélection ; tirez la liste vers le bas pour actualiser ; les catégories défilent en pastilles au-dessus de la liste, et la suite se charge en descendant. Le chevron au bout de la ligne « N messages » replie l’en-tête (compte, titre, pastilles) pour laisser la place à la liste ; le choix est retenu. Les boutons de page n’apparaissent qu’au bout de la liste. Dans un message, glissez vers la gauche ou la droite pour passer au suivant ou au précédent.

Les mails mis en page pour un ordinateur sont remis à la largeur de l’écran, sans texte sous 15 px. Le menu ≡ du message règle la taille du texte (A− / A+), gardée pour les lectures suivantes. Dans un long message, des boutons flottants ramènent en haut, ouvrent un nouveau message ou les actions du message.

Ce que garde le téléphone. Rien, sauf si vous acceptez la lecture hors ligne : une copie de votre boîte de réception (50 messages) et du texte des 50 derniers messages ouverts, chiffrée par une clé du téléphone qui n’en sort pas, effacée à la déconnexion de l’application ou sur demande. « Déconnecter partout » depuis un autre appareil ne l’efface qu’à la prochaine connexion du téléphone. Depuis la version 0.5.0 de l’application, les notifications disent seulement qu’il y a du nouveau : sans nombre, ni expéditeur, ni objet.

La clé de vos adresses @aimailbox.cloud, sous votre empreinte. Depuis la version 0.6.0 de l’application, quand elle vous demande votre phrase, vous pouvez cocher « Ouvrir avec mon empreinte sur ce téléphone ». Votre clé reste chiffrée sur ce téléphone et ne s’ouvre qu’avec votre empreinte, votre visage ou le code du téléphone. Une fois ouverte, elle reste dans l’application jusqu’à son verrouillage. La déconnexion l’efface. Si une empreinte est ajoutée ou si le verrouillage du téléphone est retiré, la clé de ce téléphone n’est plus valable : saisissez votre phrase pour la rouvrir.

Accès au pilote et limites

Le pilote est accessible sur invitation après validation d’une demande et création du compte. Votre mot de passe AIMailBox est distinct de celui de vos boîtes mail.

Votre première boîte

À votre première connexion, la fenêtre Comptes de messagerie s’ouvre d’elle-même : l’adresse à laquelle vous avez été invité y est déjà renseignée, et le fournisseur choisi d’après son domaine. Il ne reste qu’à autoriser l’accès — par la connexion Google ou Microsoft, ou par un mot de passe d’application.

Cette première adresse ne peut pas être changée : c’est la boîte de votre invitation. Une fois qu’elle est connectée, vous pouvez en ajouter d’autres librement, dans la limite de votre offre.

Votre espace est accessible depuis un navigateur, sur ordinateur, tablette ou téléphone, à l’adresse aimailbox.cloud, et depuis l’application Android. Vos messages sont conservés sur le serveur du service.

Une boîte Infomaniak protégée par la double authentification

Pour une adresse Infomaniak (ik.me, ikmail.com, etik.com, ou votre domaine chez Infomaniak) dont le compte a la double authentification, Infomaniak refuse votre mot de passe habituel aux logiciels de messagerie et répond « Invalid login or password ». Créez un mot de passe d’appareil, réservé à AIMailBox :

  1. Sur ksuite.infomaniak.com/mail, cliquez sur ⋮ à droite de votre adresse, puis sur Paramètres de l’adresse.
  2. Dans la partie Mot de passe, cliquez sur Gérer, puis sur Ajouter un appareil, choisissez « nouvel appareil », nommez-le « AIMailBox », prenez la configuration IMAP/SMTP générique et générez le mot de passe. Copiez-le aussitôt : Infomaniak ne l’affiche qu’une fois.
  3. Si ce menu n’apparaît pas : dans le Manager Infomaniak, Service Mail › votre adresse › onglet Appareils › Ajouter un appareil › « Sans utilisateur ».
  4. Dans AIMailBox, ouvrez Gérer les comptes, cliquez sur Modifier sur la ligne de votre boîte, collez ce mot de passe dans Mot de passe IMAP et, sous Réglages serveur, dans Mot de passe SMTP, puis enregistrez et cliquez sur Actualiser.

Votre mot de passe Infomaniak ne change pas ; celui-ci ne sert qu’à AIMailBox et se révoque depuis la liste des appareils. Ce n’est pas le mot de passe d’application de votre profil Infomaniak, qui sert à la sauvegarde kDrive.

Comprendre le plafond de votre espace

Le plan attribué fixe le nombre de boîtes connectées et de messages conservés par boîte. Les jauges de l’interface indiquent votre utilisation. Un message envoyé depuis AIMailBox, dont la copie est gardée dans « Envoyés », compte comme un message reçu : la jauge dit « dont N envoyés ». Un envoi n’est jamais bloqué par le plafond.

Il fixe aussi ce que vous pouvez mettre dans « À conserver » : un nombre de nouveaux messages conservés sur douze mois, toutes boîtes confondues, et un volume au coffre des preuves. Mon compte en montre les deux jauges, et prévient à 80 %. Au plafond, un nouveau message n’est pas conservé : il reste dans votre boîte, et une règle ou un dépôt ne le conserve pas non plus. Ce qui est déjà conservé reste toujours vérifiable, exportable et retirable, quelle que soit l’offre.

Au plafond, la récupération s’arrête sans supprimer vos messages. Libérez de la place ou contactez l’administrateur du pilote pour revoir votre capacité.

AIMailBox évoluera vers une offre par abonnement. Les tarifs et la souscription payante ne sont pas encore proposés sur cette instance.

Supprimer mon compte

Dans Mon compte, Supprimer mon compte demande votre mot de passe. Rien n’est effacé tout de suite : la suppression a lieu sept jours plus tard, et un bandeau en haut de l’écran permet de l’annuler d’ici là. Elle efface vos boîtes et leur courrier, vos messages conservés, vos brouillons, vos envois programmés, vos sessions et vos clés. Téléchargez avant ce que vous voulez garder : une sauvegarde, et la preuve des messages qui comptent. Le journal des preuves reste, mais ne peut plus être rattaché à vous.

Ce que l’application ne fait pas

Les limites comptent autant que les fonctions :

  • Une analyse sans alerte ne garantit pas qu’un message est inoffensif. Les listes peuvent être incomplètes ou ne pas encore connaître une campagne récente.
  • L’antivirus est actif sur cette instance : chaque message et ses pièces jointes sont soumis à ClamAV. Mais il reconnaît des signatures connues — un fichier malveillant trop récent ou fabriqué pour l’occasion peut lui échapper. « Aucune signature détectée » n’est donc pas un certificat d’innocuité. Quand le moteur ne répond pas ou que l’analyse n’a pas pu aller à son terme, le rapport le dit au lieu de conclure au vert.
  • Les contrôles de documents dépendent des formats et des outils disponibles ; une analyse de macros n’est pas une garantie d’innocuité. Les QR codes dessinés directement en HTML, sans image, ne sont pas décodés.
  • Le classement automatique se trompe parfois : il est fait pour être corrigé, et vos corrections lui servent.
  • Aucune de ces protections ne remplace la prudence devant une demande inhabituelle — surtout si elle est urgente et concerne de l’argent.
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